La faible densité d’incisions laisse de larges surfaces de gomme peu déformables. Cette rigidité réduit le tortillement des éléments sous freinage, mais offre peu d’arêtes orientées transversalement pour accrocher une chaussée enneigée ou recouverte d’un film glissant.
Les quatre canaux circonférentiels favorisent surtout le déplacement de l’eau dans l’axe de rotation. En revanche, les rares liaisons transversales entre ces canaux limitent les chemins de sortie vers les flancs: lorsque la hauteur d’eau augmente, la capacité des rainures longitudinales devient donc plus déterminante que sur une sculpture largement ouverte.
Les bandes d’épaule, larges et seulement interrompues par des entailles espacées, possèdent une forte résistance au cisaillement. Elles sont peu sujettes au basculement individuel rencontré avec des blocs indépendants, mais leur faible ouverture peut provoquer davantage de glissement superficiel lors de manœuvres serrées ou sur un revêtement meuble.
La continuité des nervures limite les chocs successifs de blocs contre la chaussée. Les quelques entailles transversales, répétées à intervalles espacés, peuvent toutefois produire une composante sonore plus tonale qu’un séquençage très irrégulier.
Enfin, les rainures étroites qui bordent la zone centrale présentent peu de voies latérales permettant aux gravillons de ressortir. Des débris allongés peuvent ainsi y rester retenus plus facilement que dans une sculpture à canaux fortement interconnectés.