La sculpture associe une nervure centrale étroite et continue à des rangées de pavés longitudinaux peu découpés. Cette continuité forme un anneau de gomme cohérent, sans succession de joints au centre. Elle limite ainsi les concentrations de contrainte liées aux séparations entre blocs, mais la faible largeur de cette nervure reporte davantage de pression sur ses arêtes lorsque la charge se concentre au milieu de l’empreinte.
Les quatre rainures rectilignes divisent nettement la couronne en bandes parallèles. Cette séparation autorise un léger déplacement vertical propre à chaque rangée lorsqu’une irrégularité étroite n’affecte qu’une partie de la bande de roulement. En contrepartie, les quatre vides continus interrompent les liaisons transversales de gomme: la structure oppose donc moins de matière à un effort qui cherche à déplacer latéralement une rangée par rapport à sa voisine.
Les pavés allongés comportent peu de fines entailles. Leur section reste largement intacte, avec peu d’extrémités de lamelles susceptibles de concentrer les contraintes. Cette géométrie réduit aussi la capacité de chaque pavé à se fractionner en petites unités capables d’épouser des aspérités très fines, notamment lorsque la gomme se raffermit par basse température.
En roulage, les longues arêtes parallèles évoluent peu au cours d’un tour de roue, ce qui limite les excitations géométriques alternées provenant des rangées centrales. Leur caractère rectiligne et persistant peut toutefois rendre le pneu sensible aux joints longitudinaux, aux rails d’usure et aux ornières peu profondes: les arêtes tendent alors à suivre ces lignes plutôt qu’à les croiser.
Les épaules semi-continues sont interrompues par des encoches transversales disposées à intervalles réguliers. Chaque encoche fractionne le relâchement des contraintes à la sortie de l’empreinte, mais la répétition d’un pas proche peut renforcer une composante tonale du bruit de roulement. Les lèvres de ces encoches constituent également des zones de mouvement relatif plus marqué que les ponts de gomme voisins.
L’ensemble reste mécaniquement homogène entre les deux côtés grâce à sa symétrie. Cette homogénéité exclut cependant une spécialisation des fonctions entre une moitié intérieure plus ouverte et une moitié extérieure plus massive. Le K117C privilégie donc une architecture équilibrée et peu lamellisée plutôt qu’une différenciation latérale prononcée.