La faible lamellisation est un trait important du Dueler M/T 674: on observe seulement quelques entailles fines dans les pavés. Leur partie supérieure conserve donc de grandes surfaces de gomme peu subdivisées. Cela limite les mouvements entre petites portions de gomme à l’intérieur d’un même pavé, mais laisse relativement peu d’arêtes fines capables d’interagir avec une surface glacée. Les grandes arêtes du relief ne remplissent pas la même fonction que de nombreuses lamelles serrées.
Les intervalles larges et visuellement profonds imposent une autre contrepartie: sur un sol dur, la charge porte sur des surfaces de gomme distinctes, avec une concentration des efforts aux contours des pavés. Au freinage, ces contours ne sont pas sollicités comme leur partie médiane. Une différence d’usure entre les bords d’entrée et de sortie des pavés peut ainsi apparaître lorsque les sollicitations longitudinales se répètent. Il s’agit d’une tendance mécanique liée au relief, et non d’une prédiction de durée de vie.
Les larges ouvertures entre les pavés d’épaule constituent des sorties latérales pour l’eau qui circule dans les passages obliques. Cette continuité évite que chaque intervalle fonctionne comme une poche fermée. En revanche, les changements de direction des couloirs sinueux obligent l’écoulement à se réorienter: une grande ouverture ne signifie donc pas nécessairement un écoulement aussi direct que dans un canal rectiligne.
Enfin, les pavés saillants présentent des faces latérales relativement libres. Sous un effort de freinage sur chaussée adhérente, leur sommet peut se déplacer par rapport à leur base, malgré leur faible subdivision par les lamelles. Cette mobilité locale peut rendre la montée en effort moins immédiate qu’avec une bande de gomme continue. Les déformations répétées peuvent aussi contribuer à l’échauffement lors des longues portions sur sol dur.