La géométrie du 342 Forestar crée une empreinte très discontinue: la charge repose sur quelques grandes barrettes pleines, séparées par des creux profonds, plutôt que sur une bande centrale constante. À l’arrêt sur un support ferme, cette faible proportion de gomme en contact concentre donc les pressions sous les crampons. Les barrettes massives se tassent peu localement, mais épousent moins finement les petites aspérités qu’un dessin davantage segmenté.
L’absence de nervure centrale continue rend le soutien longitudinal intermittent. En roulage sur terrain compact, chaque paire de chevrons entre puis sort successivement de l’empreinte. Leur courbure étale partiellement cette transition dans le temps, mais les grands intervalles entre barrettes maintiennent une cadence d’appuis perceptible, avec davantage de vibrations et de bruit qu’une sculpture agricole à nervures.
Les canaux obliques disposent d’un volume important pour recevoir la terre déplacée. Lorsque le pneu tourne, l’ouverture croissante de ces canaux vers les épaules et la flexion des barrettes facilitent l’expulsion des amas, ce qui retarde le colmatage. La même géométrie offre aussi un passage direct aux flaques et à la boue fluide. En revanche, sur pierre lisse mouillée, les grandes surfaces pleines et presque dépourvues de fines lamelles génèrent peu d’arêtes microscopiques; la continuité d’adhérence y dépend alors fortement de la texture du support.
Les courtes découpes visibles près de la partie interne des barrettes ajoutent quelques arêtes et assouplissent ponctuellement cette zone. Comme elles restent peu nombreuses, elles ne divisent pas profondément les gros éléments. Les contraintes de flexion tendent ainsi à se concentrer au pied des barrettes lors d’un usage prolongé sur sol dur, ce qui peut favoriser l’échauffement local et une différence d’usure entre bord d’attaque et bord de fuite.
Aux épaules, les extrémités très saillantes élargissent fortement l’enveloppe géométrique de la sculpture, mais leurs séparations profondes ne forment aucun appui périphérique continu. Sur une surface ferme, cette alternance accentue les mouvements verticaux et peut rendre la réponse directionnelle moins régulière. Dans un sol meuble, ces espaces laissent au matériau déplacé une voie de dégagement latérale au lieu de le retenir entre des pavés rapprochés.