Drive AS01 se distingue par un centre dépourvu de côte médiane monolithique. Les quatre sillons principaux et les découpes inclinées divisent cette zone en bandes étroites et en pavés successifs. À l’arrêt, cette géométrie laisse une proportion de vide élevée au milieu de l’empreinte et moins de gomme porteuse qu’une sculpture dotée d’une nervure centrale pleine. La pression se répartit entre plusieurs éléments distincts, mais chacun dispose d’une assise transversale plus limitée.
La faible densité de lamelles constitue un choix important. Les pavés conservent de grandes plages de gomme non interrompues et une meilleure cohésion locale que des éléments divisés par de nombreuses incisions fines. En contrepartie, la sculpture offre peu d’arêtes supplémentaires pour épouser les aspérités très fines d’un revêtement froid ou faiblement texturé.
En roulage, les bandes médianes segmentées peuvent prendre un léger angle de cisaillement avant de transmettre complètement l’effort. Ce mouvement rend la réponse autour du point milieu moins sèche que celle d’une côte centrale rigide, mais il augmente le travail interne de la gomme lorsque les sollicitations se répètent. Le phénomène est surtout plausible lorsque la sculpture est neuve, car la hauteur libre des pavés est alors maximale. Il peut contribuer à l’échauffement et à l’arrondissement progressif des arêtes centrales.
Les grands éléments d’épaule sont traversés par des séparations inclinées qui créent, pour chaque pavé, un bord d’attaque et un bord de fuite nettement distincts. Lors des phases répétées de traction et de décélération, ces deux bords ne travaillent pas de manière identique: le bord chargé tend à se comprimer tandis que l’autre se relève légèrement. Cette cinématique rend les épaules plus sensibles à une usure en talon-pointe qu’une bande périphérique presque continue. Si ce relief s’accentue, le passage successif des blocs peut devenir davantage perceptible acoustiquement.
Le décalage des pavés et l’orientation oblique de leurs arêtes évitent que tous les contacts commencent simultanément sur une même ligne transversale. Les impacts sont donc répartis dans le temps, ce qui limite la formation d’une tonalité unique très marquée. Toutefois, les nombreuses parois inclinées et les cavités ouvertes des épaules multiplient les pulsations d’air; le niveau de 73 dB correspond ainsi davantage à une sculpture sportive relativement expressive qu’à une recherche prioritaire de silence.
Enfin, le sens de rotation imposé réduit les possibilités de permutation entre les positions du véhicule sans démontage de la jante. Cette contrainte d’entretien est à considérer si une différence d’usure apparaît entre les côtés ou entre les essieux.