Le WDR1 présente une architecture de traction très compartimentée: quatre rainures longitudinales divisent la bande en cinq files de pavés, sans élément central monolithique. Cette géométrie autorise de petits mouvements relatifs entre les rangées et aide la bande à épouser les irrégularités de la chaussée. En contrepartie, le guidage repose sur l’alignement des pavés plutôt que sur une côte centrale rigide, ce qui peut rendre les réactions transitoires moins franches.
Le décalage régulier des pavés évite que toutes les arêtes transversales rencontrent simultanément le sol. Les impacts sont ainsi répartis dans le temps, mais la succession dense d’arêtes, d’entailles et de bords crénelés conserve une activité acoustique notable, cohérente avec un niveau annoncé de 74 dB.
La lamellisation moyenne constitue un compromis structurel: elle ménage des découpes supplémentaires sans transformer les pavés en éléments très souples. Les blocs centraux demeurent néanmoins moins rigides qu’une nervure pleine et peuvent subir un léger basculement sous les couples élevés. À répétition, ce mouvement favorise une sollicitation différente entre le bord d’attaque et le bord de fuite des pavés.
Aux épaules, la largeur des blocs compense partiellement leur segmentation transversale. Cette combinaison conserve des surfaces d’appui extérieures relativement importantes en courbe, tandis que les entailles permettent à chaque bloc de s’ajuster séparément. La contrepartie est une continuité latérale inférieure à celle d’une épaule fermée.
Enfin, l’association d’une bande épaisse, de pavés indépendants et de nombreuses découpes implique des flexions répétées à chaque passage dans l’empreinte. Ces pertes mécaniques sont cohérentes avec la classe énergétique E: la priorité géométrique va davantage à la capacité d’adaptation des blocs qu’à une faible dissipation de roulement.