Le V54 privilégie un contact morcelé plutôt qu’un appui central monolithique. Les nombreux bords des petits blocs centraux multiplient les points d’accrochage lors des phases de traction et de freinage sur terrain compact. Cette fragmentation rend toutefois chaque élément plus mobile sous les efforts tangentiels, avec davantage de déformation locale qu’une bande centrale continue.
Les quatre canaux longitudinaux et leurs communications transversales composent plusieurs chemins d’écoulement. Sur une surface dure mouillée, l’eau peut circuler vers l’arrière puis rejoindre les ouvertures périphériques. Dans une terre collante, les intervalles plus resserrés du centre risquent en revanche de se remplir plus vite que les grandes entailles latérales.
La lamellisation moyenne assouplit ponctuellement les pavés et ajoute des arêtes sans les découper aussi fortement qu’un profil hivernal. Ce choix favorise l’adaptation aux petites irrégularités, mais expose les blocs centraux à un mouvement de bascule sous les couples répétés. Aux épaules, l’espacement transversal procure une attaque mécanique plus franche dans les sols meubles et facilite le rejet de matière vers les côtés. Sur sol ferme, le passage successif de ces pavés peut produire des impacts et des vibrations plus perceptibles.