Le rapport plein/creux élevé donne aux nervures une base large et peu fragmentée. Cette géométrie favorise une empreinte homogène sur chaussée régulière et limite la mobilité interne des éléments de gomme. En contrepartie, la sculpture offre peu de volume libre pour recevoir l’eau ou les matériaux meubles.
Les six à huit passages longitudinaux visibles guident principalement l’eau dans le sens de rotation. Leur légère ondulation allonge les arêtes de contact et introduit une faible composante d’accroche latérale, mais elle ne remplace pas de véritables liaisons transversales vers les bords. Lorsque l’épaisseur d’eau augmente, ces passages étroits peuvent donc atteindre rapidement leur capacité d’écoulement. Ce compromis est cohérent avec le classement F en adhérence sur sol mouillé.
L’absence de segmentation transversale réduit la flexion répétée de la gomme et les mouvements parasites propres aux pavés indépendants. Elle procure un roulement régulier sur revêtement lisse, mais limite le nombre d’arêtes capables de transmettre un effort longitudinal sur chaussée glissante ou meuble. Les trajectoires circonférentielles répétitives peuvent également générer un bruit tonal plutôt qu’un spectre sonore dispersé, en accord avec une valeur déclarée de 76 dB.
Les bords arrondis répartissent progressivement la pression entre le sommet et les flancs de l’empreinte. Cette transition évite un appui brutal sur une rangée d’épaule très anguleuse, mais réduit la largeur fortement chargée lorsque le pneu subit un effort latéral. La faible découpe périphérique offre par ailleurs peu de prise dans l’herbe humide, la terre ou le gravier.