Le Nanoenergy R41 présente un contraste net entre une assise médiane à rapport plein/creux élevé et des bords rendus plus flexibles par leurs découpes fines. Cette répartition donne au centre de l’empreinte un rôle porteur dominant, tandis que la périphérie peut s’adapter plus progressivement lorsque la charge latérale augmente. Le conducteur peut ainsi attendre une réponse initiale assez posée, sans la mobilité importante de petits pavés indépendants. En contrepartie, la périphérie découpée ne possède pas la rigidité maximale d’une épaule pleine lors des appuis soutenus.
Les entailles courtes retirent moins de matière qu’une segmentation complète. Les ponts de gomme qui subsistent limitent donc le basculement individuel des éléments sous l’effort. Leurs extrémités fermées concentrent toutefois davantage les déformations locales: lors des sollicitations répétées, ces points peuvent devenir des zones privilégiées de fatigue ou d’échauffement superficiel.
La dominante longitudinale réduit le nombre de fronts transversaux frappant simultanément la chaussée par rapport à une sculpture composée de rangées de pavés. Elle favorise ainsi un roulement régulier. À l’inverse, les longues arêtes circonférentielles peuvent suivre plus nettement les joints longitudinaux, les raccords de revêtement ou les ornières peu profondes. Les petites découpes transversales rompent partiellement cette continuité acoustique, mais elles introduisent aussi des lèvres susceptibles de subir de faibles mouvements au passage dans l’empreinte.
L’absence de forte différenciation entre les deux côtés procure un comportement comparable dans les virages à gauche et à droite. Elle facilite également l’exploitation régulière des deux épaules. Cette neutralité géométrique signifie cependant qu’aucun côté n’est spécifiquement densifié pour devenir une épaule extérieure très rigide: sous forte accélération latérale, les blocs périphériques entaillés peuvent se déplacer davantage que ceux d’un dessin sportif doté d’un bord externe massif.