Le KRD02 présente un dessin symétrique dominé par de petits pavés rectangulaires aux contours légèrement irréguliers. Leur disposition en rangées transversales décalées produit un maillage serré, y compris dans la zone médiane. Le centre ne forme donc pas une nervure porteuse unique: l’appui longitudinal résulte d’une succession de pavés rapprochés.
Les intervalles entre pavés sont courts, étroits et légèrement obliques. Ils constituent un réseau ramifié plutôt que de grands canaux rectilignes. Cette géométrie ménage plusieurs sorties locales vers les côtés, mais impose à l’eau de franchir de nombreuses intersections. Lorsque la chaussée est très détrempée, ces changements de direction opposent davantage de résistance hydraulique que des rainures longitudinales continues et largement ouvertes.
Le décalage des rangées empêche les arêtes transversales de rencontrer toutes ensemble la chaussée. Les impacts sont répartis dans le temps, ce qui limite la formation d’une pulsation sonore unique. En contrepartie, la multiplication des petites arêtes peut entretenir un bruit de roulement plus diffus sur les revêtements granuleux.
Les épaules arrondies prolongent le morcellement du centre. En courbe, leur entrée dans l’empreinte s’effectue rangée après rangée, ce qui rend la prise d’appui moins abrupte. Dans les manœuvres serrées, les pavés situés au bord restent cependant exposés à un cisaillement répété susceptible d’arrondir leurs arêtes d’attaque et de fuite.
Dans l’ensemble, cette sculpture se distingue d’un profil autoroutier à nervures par un centre entièrement segmenté et par la prédominance d’arêtes transversales. Elle privilégie une empreinte finement divisée, avec pour contreparties une rigidité directionnelle moins continue et un drainage dépendant d’un réseau de petits passages.