La sculpture combine une maille centrale très découpée avec des rangées longitudinales séparées par quatre sillons. Cette partition réduit la quantité de gomme continue capable de reprendre simultanément les efforts: sous charge, chaque rangée conserve une certaine liberté de déplacement par rapport à sa voisine. Le sommet peut ainsi mieux se conformer aux petites irrégularités qu’un dessin composé de bandes pleines, mais cette souplesse augmente aussi les mouvements internes de la gomme.
La forte densité d’entailles dans les pavés centraux et intermédiaires crée de nombreuses lèvres minces. Lorsqu’elles traversent l’empreinte, ces lèvres s’ouvrent puis se referment et les pavés subissent de faibles torsions successives. Cette activité mécanique peut filtrer une partie des vibrations courtes, au prix d’une dissipation d’énergie accrue. La classe énergétique F est cohérente avec une architecture où la multiplication des découpes et la segmentation des rangées favorisent davantage l’hystérésis qu’une sculpture à nervures pleines.
Les arêtes obliques et transversales ne rencontrent pas toutes la chaussée au même instant. Ce déphasage répartit les impacts des pavés dans le temps et limite l’apparition d’une pulsation acoustique unique. En contrepartie, le nombre élevé de petites arêtes peut entretenir un souffle de roulement à fréquences multiples sur les revêtements granuleux. L’émission externe annoncée à 68 dB indique néanmoins que cet agencement reste acoustiquement contenu.
À l’extérieur, la succession de pavés d’épaule produit une bordure crénelée plutôt qu’un anneau de gomme uniforme. Chaque séparation constitue une zone où le bord d’attaque et le bord de fuite peuvent se déplacer légèrement sous les cycles de charge. À long terme, ces lèvres sont plus exposées à l’arrondissement que le milieu des pavés. La différence de segmentation entre les petits éléments centraux et les éléments périphériques plus grands peut également faire évoluer leur vitesse d’usure respective.
Enfin, l’organisation directionnelle impose une orientation de montage déterminée. La symétrie géométrique permet des permutations avant-arrière simples sur un même côté, mais un échange latéral exige de conserver le sens de rotation, éventuellement en retournant le pneu sur la jante. Cette contrainte doit être respectée pour que la séquence d’entrée en contact des découpes reste conforme au dessin prévu.