L’absence de nervure centrale continue fragmente le chemin de transmission des efforts dans l’axe du pneu. Sur un revêtement ferme, les pavés centraux peuvent ainsi basculer légèrement les uns par rapport aux autres au lieu de former une bande rigide. Cette souplesse filtre une partie des chocs courts, mais elle réduit la netteté des réponses au volant et lors des changements rapides de charge.
Le rapport gomme/vides relativement faible concentre la pression sur les sommets et les angles des pavés. Cette répartition discontinue pénalise la surface de contact disponible sur chaussée lisse, notamment au freinage. Elle sollicite aussi davantage les arêtes d’entrée et de sortie de chaque bloc, avec un risque d’usure en talon-pointe lorsque les parcours routiers deviennent fréquents.
Les trois cheminements centraux en zigzag ne présentent pas la continuité hydraulique de rainures longitudinales rectilignes. En présence d’eau, leurs changements de direction peuvent ralentir l’écoulement dans l’axe, tandis que les passages obliques et transversaux offrent des sorties plus courtes vers les épaules. Le résultat dépend donc fortement de la hauteur d’eau et de la vitesse: le dessin dispose d’une capacité volumique importante, mais conserve une empreinte au sol moins dense qu’un profil routier.
La disposition décalée des rangées évite que tous les gros pavés frappent la chaussée au même instant. Elle répartit partiellement les impulsions, sans supprimer le bruit produit par les larges cavités et les arêtes transversales. Sur route, le roulement reste donc marqué par un grondement caractéristique, cohérent avec un niveau extérieur de 72 à 73 dB.
Les incisions de densité moyenne assouplissent localement les pavés sans les diviser aussi finement qu’une sculpture hivernale. Sous charge répétée, cette combinaison de blocs indépendants, d’entailles et de découpes internes favorise les microdéformations. Elle améliore la tolérance aux petites irrégularités d’un sol dur, mais augmente les pertes hystérétiques, l’échauffement et la résistance au roulement, en accord avec la classe énergétique D.
Les pavés d’épaule conservent un volume de gomme important autour de leurs entailles. Cette section généreuse procure une réserve d’usure appréciable, mais leur séparation prononcée rompt la continuité latérale de l’empreinte. À vitesse routière, le passage successif d’un pavé d’épaule au suivant peut donc rendre la prise d’appui moins linéaire qu’avec une épaule semi-continue.