Le KC11 Power Grip privilégie une bande de roulement très articulée plutôt qu’une assise centrale rigide. Les pavés courts et imbriqués peuvent s’ajuster localement au relief sous la charge. Leurs faces voisines se soutiennent néanmoins lorsqu’ils se déforment, ce qui évite qu’ils fonctionnent comme des éléments totalement indépendants. Cette architecture conserve ainsi une certaine cohésion, mais elle ne peut offrir la réponse immédiate d’une bande centrale pleine sur un revêtement sec.
La multiplication des découpes réduit la section résistante de chaque pavé. À basse fréquence, cette souplesse aide la bande de roulement à absorber les petites irrégularités. À vitesse soutenue, les mêmes éléments fléchissent à chaque passage dans l’empreinte: cette activité mécanique produit de l’hystérésis, de l’échauffement et une consommation d’énergie cohérente avec la classe énergétique E.
Le découplage marqué des blocs d’épaule rend la prise d’appui progressive. En virage, les blocs commencent par se déplacer légèrement avant que leurs voisins ne contribuent au soutien latéral. Le conducteur peut donc percevoir une transition douce, mais aussi une direction moins incisive sur chaussée sèche. Les arêtes d’épaule soumises à ces basculements répétés sont également exposées à une usure en talon-pointe lorsque le pneu effectue beaucoup de parcours routiers.
Enfin, la succession rapprochée de petits pavés multiplie les entrées et sorties de contact avec la chaussée. Ces impacts courts peuvent entretenir un bruit de roulement sensible, notamment si leur répétition reste régulière. Le niveau de 73 dB indique que le confort acoustique n’est pas le caractère dominant de cette sculpture.