On observe un dessin symétrique et non directionnel dominé par cinq files de pavés rectangulaires étroits. La zone médiane n’est pas monolithique: la charge verticale est reprise par plusieurs bandes parallèles, chacune bordée par des vides longitudinaux. Cette subdivision évite de faire dépendre l’appui central d’une seule large bande, mais elle multiplie les bords libres susceptibles de concentrer localement la pression lorsque la remorque roule avec un carrossage marqué.
La répétition très régulière des découpes transversales distingue ce profil des sculptures hivernales à gros chevrons. L’entrée dans l’empreinte s’effectue par une succession de petits éléments plutôt que par de larges barrettes transversales, ce qui peut rendre le roulement plus progressif sur chaussée régulière. En contrepartie, la faible variation apparente du pas peut générer une composante sonore plus tonale à certaines vitesses.
Le tracé en zigzag des quatre rainures rompt leur continuité géométrique rectiligne. Sur une chaussée rainurée, cette succession d’angles limite la tendance des canaux à s’emboîter durablement dans les stries de la route, ce qui réduit l’effet de rail transmis à la remorque. Les coudes du tracé forment toutefois des logements où de petits graviers peuvent rester coincés plus facilement que dans un canal parfaitement droit.
Le contraste entre les pavés intérieurs incisés et les épaules beaucoup moins découpées crée une répartition inégale des arêtes. Lorsque l’effort latéral déplace l’appui vers une épaule sur glace polie, celle-ci dispose de moins de micro-arêtes que le centre. Par ailleurs, les files longitudinales serrées et les épaules relativement fermées offrent moins de dégagement à la neige profonde qu’un dessin ouvert à gros blocs ou à chevrons: le TW01 présente ainsi une architecture davantage orientée vers la circulation routière par temps froid que vers la progression dans une couche épaisse et meuble.