La sculpture oppose deux architectures nettement distinctes. Le côté aux pavés d’épaule larges conserve une proportion élevée de gomme porteuse, tandis que le côté aux blocs allongés et aux découpes obliques privilégie davantage les vides et les arêtes. Cette dissymétrie crée un compromis entre maintien latéral et capacité de drainage plutôt qu’un comportement identique des deux côtés.
La très large rainure circonférentielle décalée constitue le principal volume de transit de l’eau. Les trois autres rainures complètent ce passage longitudinal, mais leur largeur plus réduite préserve davantage de gomme dans les rangées centrales. Sur le côté le plus ouvert, les canaux obliques rejoignant le flanc offrent des sorties latérales supplémentaires; le côté fermé dépend davantage des conduits circonférentiels.
Au centre, l’absence de bande continue laisse chaque pavé polygonal travailler comme une unité relativement courte. Les décalages entre rangées évitent néanmoins de former une ligne transversale unique de flexion. Cette architecture favorise une mise en charge progressive, mais elle autorise davantage de mouvement local qu’une nervure centrale pleine, particulièrement sous une forte sollicitation longitudinale.
La forte densité d’entailles augmente le nombre d’arêtes disponibles pour traverser un film d’eau mince. Elle réduit en contrepartie la section rigide de plusieurs blocs, surtout vers l’épaule la plus découpée. Le caractère routier du dessin reste dominant: les quatre conduits longitudinaux, les blocs rapprochés et l’épaule fermée sont éloignés d’une architecture hivernale à blocs très espacés ou à chevrons profonds.