La particularité mécanique du DH202 vient du cloisonnement de son sommet en plusieurs files porteuses étroites. Sous la charge, chacune peut prendre un léger angle par rapport à ses voisines lorsque la chaussée est bombée ou que le carrossage sollicite davantage un côté de l’empreinte. Cette capacité d’adaptation limite les écarts de pression entre deux files adjacentes, mais la faible largeur de chaque élément central réduit aussi sa résistance propre à la flexion latérale. Les bords qui longent les sillons deviennent alors des zones de contrainte privilégiées.
Les rares incisions constituent des discontinuités très localisées. Leur faible nombre limite la multiplication des extrémités susceptibles d’amorcer de petites déchirures, mais chaque extrémité restante concentre davantage la variation de section. Après de nombreux cycles de charge, ces points peuvent donc marquer la gomme plus nettement que sur un dessin où les découpes seraient plus nombreuses et mieux réparties.
Aux épaules, les blocs allongés sont interrompus périodiquement plutôt que divisés en éléments courts. Chaque encoche crée ainsi une charnière ponctuelle entre deux portions plus rigides. À l’entrée de l’empreinte, cette alternance peut atténuer le choc transmis par une arête de bloc unique. En revanche, lors d’une sollicitation latérale prolongée, les charnières se ferment et se rouvrent à chaque tour, ce qui concentre la déformation à la base des encoches et favorise une différence d’usure entre leurs deux lèvres.
Les rangées centrales étroites présentent également une sensibilité particulière aux rainures routières et aux raccords parallèles au déplacement. Leurs longs bords peuvent s’aligner avec ces irrégularités, tandis que leur faible largeur leur permet de se décaler légèrement de côté. Le conducteur peut alors ressentir davantage les ornières longitudinales qu’avec un centre composé de blocs larges et croisés.
Enfin, la répétition régulière des encoches d’épaule et des petites incisions peut produire des impacts à intervalles proches. L’orientation oblique de certaines découpes étale partiellement leur entrée dans l’empreinte et adoucit le front d’impact, mais la régularité du pas peut maintenir des composantes sonores étroites à certaines vitesses. La symétrie du dessin peut renforcer ce phénomène lorsque les événements des côtés gauche et droit arrivent en phase.